Après de
longs mois sans la monter (il faut dire que la dernière fois que je l’ai eue, c’était
pour un cours de mise en selle saut où la demoiselle chargeait l’obstacle et
donc je n’étais pas rassurée) , je reprends Nika.
Il s’agit d’une
trotteuse destinée initialement aux courses mais pas assez rapide pour exploser
les chronos, elle s’est donc retrouvée en club.
Je vais la
chercher au box, elle est très calme et adorable (licol facile à mettre, elle
respecte mon espace…) et je la conduis à l’attache à l’extérieur de l’écurie
pour profiter du beau temps.
Le pansage n’est
pas des plus faciles car Nika est chatouilleuse et tente quelques coups de pied
mais je la remets à sa place et on termine plutôt tranquillement.
On se met en
selle dans la petite carrière et on part au pas, puis après quelques temps au
trot. Je me bats avec Nika pour la mettre dans une allure un minimum rythmée et
finit par emprunter une cravache pour lancer ma jument sur la séance. Je n’ai
eu à l’utiliser qu’à ce moment-là de la séance, Nika a fini par très bien
comprendre ce que j’attendais d’elle.
Après notre détente au trot (diagonales,
doublés, cercles…), nous enchaînons quelques tours de galop. A chaque main, je
me retrouve avec l’étrier gauche en moins, avec impossibilité de le remettre et
l’impression que plus j’essaye de ralentir Nika, plus elle prend appui sur son
mors pour accélérer. Je reste avec un seul étrier pendant deux tours de piste à
chaque fois, déséquilibrée à quelques reprises par de légers écarts de la
jument qui tient à passer derrière un plot. La deuxième fois, j’envisage d’abord
de m’accrocher à la crinière pour me rassurer (bien que je ne panique pas
réellement), mais j’ai alors beaucoup moins de contrôle sur les rênes et j’essaie
donc sur la fin du galop de jouer un peu dans mes doigts…
Toujours en
selle, je peux donc me concentrer sur la suite de la séance, qui se passe au
trot.
On commence
par travailler sur un huit de chiffre pour réussir à maîtriser la figure et
tous les gestes que ça implique, que ce soit le placement des jambes, le
contrôle des rênes…). Les premières figures sont un peu laborieuses, je ne
pousse pas assez suffisamment avec ma jambe interne, je ne contrôle pas assez
avec ma rêne externe… Mais rapidement, avec les conseils de notre moniteur, Nika
et moi nous débrouillons mieux.
On enchaîne ensuite avec une serpentine de cinq boucles à main droite.
Les mêmes problèmes que
précédemment se posent, d’autant plus que les boucles sont plus resserrées et
les changements de sens d’incurvations plus fréquents. Je m’embrouille un peu
sur le début, cherchant quelle jambe placer à la sangle, quelle rêne écarter… Mais
au bout de deux passages, tout va un peu mieux. En revanche, à main gauche,
Nika sent l’heure du grain approcher et ne veut plus trop se fatiguer donc elle
repasse au pas avant chaque virage. Du coup, on a une bonne trajectoire, mais
niveau allure, ce n’est pas ça !
On termine
la séance en faisant marcher nos chevaux avant de les reconduire à l’attache
pour le pansage. Mais la brouette transportant le grain se fait attendre et
Nika perd patience. Quand j’approche avec le bouchon, elle recule le plus
possible. Après quelques essais infructueux, je la ramène au box. Contrairement
à l’aller, elle tente un retour beaucoup plus rapide et irrespectueux (l’appel
de l’estomac…) mais je prends mon temps et lui demande le calme.
Une fois près de sa mangeoire, la magie du granulé opère, Nika se laisse panser relativement tranquillement (hormis une petite simulation de coup de pied qui n’est pas restée sans réponse). On termine sur une friandise pour récompenser d’une relativement bonne séance.
Une fois près de sa mangeoire, la magie du granulé opère, Nika se laisse panser relativement tranquillement (hormis une petite simulation de coup de pied qui n’est pas restée sans réponse). On termine sur une friandise pour récompenser d’une relativement bonne séance.
Bilan :
Je suis assez satisfaite cette semaine :
Je suis assez satisfaite cette semaine :
- je choisis
une jument pas toujours très coopérative, que je connais peu donc je ne suis
pas totalement en confiance (comme ça peut être le cas avec Gamin (voire Indra
sur le plat) ou jusqu’à récemment Enzo…). J’aurais donc pu totalement perdre
mes moyens au moment où je n’avais plus qu’un étrier au galop, mais j’ai essayé
de garder au maximum mon calme et ma concentration pour rester en selle sans
paniquer.
- alors que
la dernière séance de dressage n’avait pas été top (pour ne pas dire presque
catastrophique), j’ai réussi à mieux gérer mes figures, et je pense avoir
compris quelques petites choses sur la tenue des rênes et la position de ma
jambe interne (que je place souvent sur la sangle sans m’en rendre compte, d’où
le peu d’efficacité de mes actions lorsque j’essaie de pousser le cheval. Je
vais donc tâcher de veiller à ça sur les prochaines séances, d’être plus
concentrée sur la position de ma jambe pour sentir si oui ou non je suis encore
sur la sangle…)
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