Mes résolutions équestres pour 2015 : L'heure du bilan

30 déc. 2015

résolutions équestres -  bilan2015 touche à sa fin. Dans un peu plus de 24 heures, nous lui dirons au revoir pour accueillir 2016 en espérant qu'elle apportera de bien meilleures choses que l'année qui l'a précédée.

En attendant, il est l'heure pour moi de me retourner sur cette année et sur mon évolution à cheval pendant ces 365 jours, et après avoir fait un premier bilan en milieu d'année, je viens faire le point sur les résolutions que j'ai prises en janvier. Elles étaient au nombre de trois, donc peu nombreuses, afin de me concentrer sur ce qui était, à mon sens, essentiel.

[JdB #95] 23 décembre 2015 - Mise en selle

27 déc. 2015

En raison des vacances et des fêtes, le planning a été bousculé et je me retrouve au club un mercredi avec de nombreux cavaliers. En arrivant 45 minutes à l'avance, il n'y a déjà quasiment plus de chevaux disponibles, on m'attribue donc Nika (choix qui me convient parfaitement car je ne l'ai pas montée depuis longtemps et n'ai donc pas pu m'en occuper pendant un moment, ce qui m'avait, je dois l'avouer, manqué...).

Je vais donc la retrouver dans son box et l'amène à l'attache pour pouvoir la panser et l'équiper. Tout se passe plutôt bien, elle lève quelques fois le postérieur qu'un non catégorique suffit à abaisser. Après quelques tentatives, elle arrête ce mouvement d'elle-même. Ayant suffisamment de temps devant moi, je décide de profiter du moment et d'essayer de lui être le plus agréable possible. Elle qui n'est pas très proche de l'Homme quand elle est au box, elle se laisse aller à quelques "câlins" et m'offre un super moment tout en douceur. Une fois équipées, nous rejoignons la grande carrière.

OH OH OH ! Merry Christmas !!!

24 déc. 2015

Noël - cheval - bonnet - couronne





En ce jour de réveillon, je vous souhaite un très bon Noël ! Passez de bons moments, que ce soit en famille, entre amis, en amoureux... Bref, la meilleure soirée et la meilleure journée qui soient pour vous.

[Vers l'Internet et au-delà #4] Horsealot - Equi-hub : les réseaux des cavaliers

23 déc. 2015

Vous connaissez et utilisez peut-être les réseaux sociaux tels que Facebook, Instagram, Snapchat, Twitter... Ils nous permettent de communiquer, d'échanger, de découvrir, de maintenir certains liens... Certains ont su les lier à leur passion de l'équitation en créant par exemple des FacePoney.

Mais depuis quelques temps, des réseaux spécifiques se développent pour lier les cavaliers entre eux. Je vous en présente deux aujourd'hui.

réseaux sociaux - équitation - cheval - horselot - equi-hub

[JdB #94] 19 décembre 2015 - Saut

21 déc. 2015

Etant donné le programme qu'il nous a prévu, mon moniteur réfléchit à un cheval sympa en saut à me donner. Il me propose donc Koline ou Népal pour la séance. Ce dernier étant déjà monté, je préfère me tourner vers la petite jument pour pouvoir m'occuper d'elle avant le cours.

Je la retrouve donc dans son box pour la panser puis l'équiper. Je me méfie un peu au moment de sangler car elle s'est montrée un peu sur la défensive lors de nos deux dernières séances à ce moment-là. Je sangle donc progressivement, doucement, en essayant de lui parler tranquillement pour détourner son attention et tout se passe plutôt bien. Une fois prêtes, nous sortons de l'écurie. Je laisse Koline croquer quelques brins d'herbe en attendant nos compagnons de séance, puis nous rejoignons la grande carrière.

[Un tour en sellerie #1] En route pour les concours

16 déc. 2015

La semaine dernière, je demandais au Père Noël un ensemble pour la future grande cavalière de concours que je m'apprête à devenir (j'exagère à peine dans cette phrase...) ! Car si vous me suivez depuis un petit moment, vous n'êtes pas sans savoir que 2016 pourrait être l'année de mon premier concours officiel si je relève mon défi équestre.

Un peu à la façon d'Amélie et de son "shopping compulsif" dans Le (vrai) blog cheval, j'ai donc décidé de vous présenter un exemple d'ensemble qui pourrait me suivre sur les carrières de CSO si je venais à participer à plusieurs épreuves de manière régulière. J'y ai ajouté une tenue plus conforme que mon pantalon beige, ma bombe grise, mes boots et chaps marron et mon polo bleu ciel.

[JdB #93] 12 décembre 2015 - Mise en selle saut

15 déc. 2015

Mon coach m'annonce une séance de mise en selle saut et me demande si Népal me convient pour l'occasion. Ce cheval étant extrêmement gentil et pas trop vif, ce choix me va parfaitement, d'autant plus qu'il n'est pas encore monté et que je vais donc pouvoir m'occuper de lui avant notre séance. Je le panse et l'équipe tranquillement au box, il ne fait quasiment plus aucune difficulté lorsqu'on lui passe le filet (il lève simplement la tête assez haut quand je veux passer les rênes au-dessus de ses oreilles, mais une fois cette étape franchie, il se laisse faire, ce qui n'a pas toujours été le cas ! )

Nous rejoignons la petite carrière où je le fais marcher en attendant que les autres cavaliers nous rejoignent, puis je me mets en selle.

Cher Père Noël,

9 déc. 2015

Comme tout bon cavalier qui se respecte, j'ai envie de tout un tas de choses pour vivre au mieux ma passion. Mais tu le sais, je ne suis pas Crésus, et comme j'ai été très sage toute l'année, je me suis dit que tu voudrais peut-être me récompenser en m'amenant "tous les beaux jouets dont (j'ai) rêvé", ou au moins un ou deux parmi la sélection suivante.

[JdB #92] 3 et 5 décembre 2015 - Travail à pied, dressage et barres au sol

7 déc. 2015

Jeudi 3 décembre 2015 - Travail à pied et dressage.


La Savoie est encore un peu enneigée mais tous les chevaux ont été déferrés pour limiter les risques de glissade. Nous avons donc un peu plus de choix dans les montures qui nous sont proposées. Entre Samira, Vanina et Santanna, je choisis la première, une jolie Irish Cob pie noire que je n'ai pas montée depuis un petit moment. Je la prépare dans son box où elle reste bien calme et nous rejoignons la carrière.

Un hiver à poil(s) ?

2 déc. 2015

Crédit
Vous l'avez peut-être lu sur Facebook : en ce moment, je me pose plein de questions sur le cheval, les soins à lui apporter, la façon de travailler avec lui... Au fil de mes lectures sur différents blogs, magazines ou réseaux sociaux, d'autres questions s'ajoutent à celles que je me pose déjà. Je suis donc dans une période où je fouille un peu de partout pour y trouver des réponses, des explications... J'ai décidé de vous partager celles-ci car je me dis que si je m'interroge sur ces sujets, peut-être que d'autres le font aussi et qu'un article pourrait éventuellement les éclairer.

Premier sujet que j'aborde aujourd'hui : la tonte du cheval. En effet, avec l'arrivée du froid, je lis pas
mal de débats sur le fait de tondre ou non son compagnon de reprise. Mais ne connaissant pas l'intérêt de ce "soin", j'ai décidé de me renseigner.

[JdB #91] 28 novembre 2015 - Mise en selle

1 déc. 2015

Aujourd'hui, le programme annoncé est mise en selle. Mon moniteur me laisse le choix entre Népal et Koline. Népal est idéal pour ce genre de séance car hyper confortable, mais il est déjà monté alors que Koline est encore au box. Je me tourne donc vers la petite jument que je vais préparer.

Le pansage se déroule sans aucune difficulté. Je selle, Koline se défend un peu au moment de sangler (c'est décidément la semaine), mais je poursuis doucement et tout se termine bien. Une fois le filet en place, nous sortons de l'écurie pour rejoindre la carrière.

Je me mets en selle et nous commençons la détente. Comme toujours, la jument est très réactive à mes différentes demandes quel qu’elles soient : transitions, figures de manège...

[JdB #90] 26 novembre 2015 - Dressage

29 nov. 2015

La neige est arrivée en Savoie le week-end dernier et a fait une réapparition mercredi. Elle a pas mal fondu depuis mais il en reste quelques centimètres, essentiellement sur les versants nord, moins exposés au peu de soleil qu'on a pu apercevoir. Le club étant sur un de ces versants, je me demande si le cours du soir est maintenu, d'autant que je ne suis pas en forme et donc pas très motivée pour ressortir de chez moi, mais je me mets un bon coup de pied aux fesses et arrive au centre équestre où ma monitrice m'attribue Santanna qui, étant ferrée seulement aux antérieurs contrairement à d'autres chevaux du club, aura moins de risque de glissades.

[JdB #89] 19 et 21 novembre 2015 - Dressage et balade

22 nov. 2015

Jeudi 19 novembre - Dressage


La fiche de monte m'indique que je monte à nouveau Santanna cette semaine. Je vais donc la préparer au box (vu le froid qui règne à l'extérieur, nous avons tout intérêt à rester au chaud à l'intérieur et à repousser le moment où nous irons nous confronter aux basses températures de cette fin d'automne...). Le pansage se passe très bien, mais elle montre toujours les dents au moment du "sanglage". Je me méfie donc, lui parle et essaie de sangler le plus doucement possible pour ne pas la gêner, ce qui fonctionne plutôt bien.

[JdB #88] 14 et 15 novembre 2015 - Saut et concours interne

20 nov. 2015

14 novembre 2015 : Cours de saut

Lorsque j'apprends que nous allons sauter, je demande à monter Koline : demain, il y a concours et je n'ai pas sauté avec elle depuis quelques semaines, donc je veux me "réapproprier" un peu ses sauts avant le jour J. Elle est déjà en train de travailler, j'attends donc que sa précédente cavalière ait fini sa séance et lui donne un bout de pain pour que l'on se mette en route vers la grande carrière où je me mets en selle.

Nous détendons au pas, puis au trot. Comme toujours, Koline est hyper attentive à mes moindres demandes et très réactive : changement de direction, transitions, elle répond quasiment instantanément. Nous prenons le galop tranquillement, elle garde un rythme régulier et relativement calme.

Nous passons alors à la détente sur obstacles : une première croix au trot, puis un vertical et enfin un oxer au galop. Tout se passe relativement bien.
Notre moniteur nous présente alors le parcours que nous allons devoir effectuer. Celui-ci présente des courbes assez serrées et un nombre d'obstacles plutôt important (par rapport à ce qu'on rencontre habituellement), il va donc me falloir être très concentrée.
CSO - parcours - obstacles
Le parcours approximatif (j'ai un doute sur la trajectoire pour aller du 7 au 8) de ce samedi...
C'est-y pas beau tous ces traits de couleurs ?

Celui-ci se déroule sans réelle encombre, j'ai cependant un doute sur le parcours au moment d'aller vers l'obstacle n°6, mon moniteur fait également une erreur sur celui-ci et m'oriente vers la mauvaise barre avant de se ressaisir. Je suis obligée de faire un cercle et de me re-concentrer rapidement pour finir le tour. Tout au long de mon passage, je pense à poser et avancer un peu mes mains pour ne pas gêner Koline, à bien l'accompagner. Sur les obstacles, je pense déjà au suivant et oriente mon regard vers celui-ci (ce qui aiguille déjà cette ponette parfaite" sur la bonne trajectoire, il faut maintenant que je pense à m'aider de mes mains et mes jambes pour l'aider au mieux). Mon moniteur m'indique que nous avons effectué un bon parcours, ce qui est réconfortant à un jour de mon premier concours sur 70cm (qui, il n'y a pas si longtemps, me paraissait une hauteur infranchissable), sachant que nous sommes proches de cette hauteur sur cet entraînement.

Puis nous travaillons sur une combinaison comprenant l'oxer n°1 et le triple n°2. Tous les obstacles ont conservé la même hauteur que précédemment. Nous devons arriver bien droit sur la première barre et garder du rythme sur le triple.
Sur mon premier passage, je perds un étrier à l'entrée du triple. Je saute le 2b sans difficulté mais prends une sécurité en me tenant à la crinière pour franchir le 2c.
Mon moniteur augmente alors la hauteur de l'oxer qui me paraît alors conséquente (on doit approcher les 80cm, ça me semble presque énorme) et me dit de ne pas me focaliser là dessus. Je fixe un peu la barre en allant vers le n°1 et me ressaisis rapidement pour regarder loin devant moi. Koline trébuche après celui-ci, je lâche alors les rênes. Le temps de les reprendre et de les réajuster, je perds un peu de rythme, nous arrivons donc sur le triple dans une dynamique qui n'est pas suffisante ce qui oblige Koline à remettre une foulée entre le 2b et le 2c. Je pars du coup avant elle mais reste en équilibre tout le temps du saut.
Nous revenons sur cette combinaison une dernière fois. Mais là encore, je manque de rythme, Koline remet une foulée, je bascule en avant et me retrouve agrippée à son encolure, penchant dangereusement du côté gauche. Impossible d'envisager de se remettre en selle, j'attends donc qu'elle s'arrête pour poser les pieds à terre, à la grande joie de mon moniteur qui trouve toujours une bonne excuse pour me faire payer l'apéro... Je me remets en selle et nous faisons marcher les chevaux avant de les ramener à l'écurie pour les panser et les nourrir.

Bilan : 
Une séance très agréable. En cours, Koline est la jument idéale : elle nous laisse le temps de réfléchir, passe tout, répond à tout... Il y a un signe qui montre que je suis en confiance avec elle, c'est que je n'attendais pas forcément que tout le monde soit passé pour oser me lancer, j'avais envie d'y aller. De plus, ma chute ne m'a pas fait peur, je n'ai eu aucune appréhension à me remettre en selle, j'aurais même pu sauter à nouveau sans crainte, ce qui m'a rassuré pour le concours du lendemain.


15 novembre 2015 : Concours interne


Dimanche matin (pour moi qui ne peut dormir tard que ce jour-là, le réveil a été violent !), le concours interne réunit une quarantaine de cavaliers. L'épreuve à laquelle je participe (70cm) est la première de la journée, mais Koline va effectuer plusieurs tours, ce n'est donc pas à moi de la préparer. Nous effectuons la reconnaissance, je retiens assez bien le parcours, puis j'attends le moment de la détente. Comme Koline est déjà échauffée, nous ne sautons que très peu (une croix, un vertical et un oxer) afin de régler simplement notre façon de sauter.
parcours cso - obstacle -  concours interne - club 3
Le parcours approximatif (les obstacles n'étaient pas tous des verticaux, mais mon cerveau ayant été en pause durant mon passage, je n'ai pas retenu si je passais un oxer ou un vertical...)

Je me rends sur la piste et ait l'impression d'avoir posé mon cerveau au bord de la carrière : je n'ai aucun problème pour retenir le parcours, en revanche je ne me souviens pas de grand chose de ce tour, si ce n'est que j'ai du mal à accompagner la plupart de mes sauts (alors que tout s'était très bien passé à la détente), que nous faisons tomber une barre (sur le 3 je crois) et que je n'arrive pas correctement sur le dernier et donc Koline passe à côté. En dehors de ça, je n'entends que quelques conseils de notre monitrice et c'est à peu près tout...
Nous terminons finalement 14ème sur 21 cavaliers.

Je relève donc quelques points négatifs de ce concours :
- J'ai le sentiment de ne pas avoir bien sauté : je ne sais pas pourquoi je n'arrivais pas à accompagner alors que tout se passait bien à la détente et que je n'avais pas l'impression d'être stressée (ce qui aurait pu expliquer que je perde mes moyens)
- J'ai fini physiquement plus fatiguée qu'après une grosse séance d'une heure alors que je suis restée à cheval cinq minutes (je me suis rendue compte à la sortie de la carrière que je n'avais plus de cuisse, ce qui ne m'a pas posé de problème sur le parcours puisque mon cerveau déconnecté ne me laissait pas ressentir la "douleur")

Mais aussi quelques points positifs :
- Je n'ai pas eu de grosses difficultés à retenir le parcours.
- Je ne me suis pas sentie stressée pendant le temps précédant mon passage.
- Je n'ai ressenti aucune appréhension à sauter après ma "chute" de la veille.
- J'ai effectué une parcours à 70cm alors qu'il y a quelques mois, je stressais à l'idée de passer un obstacle de 30cm.

Mon défi étant d'effectuer un concours officiel en 2016, la première étape était de faire un concours interne, pour être dans un environnement connu. Ma façon de sauter pendant l'épreuve me fait cependant me questionner sur ma capacité à relever ce défi car je ne comprends pas pourquoi je n'ai pas été très performante alors que je ne rencontre plus de difficultés à sauter avec Koline depuis quelques temps. Il y a donc encore beaucoup de travail à faire pour arriver à réaliser ce challenge, avec probablement un autre concours interne (si le club l'organise) avant de me lancer.

[JdB #87] 12 novembre 2015 - Saut

18 nov. 2015

Lorsque j'arrive au club, je vois sur la fiche de monte que je vais retravailler avec Vanina pour du saut. Notre première séance ensemble ne m'avait pas laissé un souvenir impérissable mais je ne me formalise pas pour si peu et la rejoins avec plaisir dans son box (j'éprouve d'autant plus de plaisir qu'il commence à faire vraiment froid à l'extérieur et qu'être près d'elle dans le box me réchauffe bien !)

Je prépare la petite jument tranquillement au chaud et lorsque tout le monde est prêt, nous rejoignons la carrière où je marche calmement, Vanina me suivant très docilement, s'arrêtant quand je le fait, marchant avec moi...

Nous nous mettons à cheval et commençons à détendre au pas, puis au trot. Tout se passe bien, Vanina semble assez motivée (ce qui ne lui ressemble pas forcément). Elle est chaude comme si elle venait de passer quinze jours au box alors qu'elle passe ses journées au pré et qu'elle n'est rentrée que depuis une heure, selon ma monitrice. Celle-ci me conseille d'ailleurs de me méfier au moment du départ au galop, car lorsqu'elle est dans cet état, Vanina a tendance à donner des coups de dos. Je me retiens donc à la crinière lorsque je recule ma jambe extérieure pour indiquer à la jument l'allure à prendre, mais celle-ci se comporte vraiment bien et je ne rencontre aucun souci.

Nous commençons alors à détendre sur un petit vertical au trot. Comme je sais que j'ai du mal à accompagner les sauts des chevaux ici, et notamment de Vanina, je me tiens d'une main à la crinière de la jument sur le premier saut. Mais la jument fait de gros sauts en levant assez haut l'arrière-main, et je n'accompagne pas assez bien. Pour les passages suivants, ma monitrice me conseille de me tenir des deux mains, ce que je fais (et que je ferai toute la séance), et tout se passe un peu mieux.

Nous enchaînons avec un petit parcours de trois obstacles, dont un directionnel.
Parcours CSO Vanina

Je le fais au trot et tout se passe plutôt bien dans l'ensemble. Notre coach lève un peu les barres (nous restons dans des hauteurs assez faibles) et nous passons le premier vertical au galop, puis repassons au trot pour bien gérer les trajectoires, le tout sans difficultés.

Petit changement dans le parcours, avec des courbes un peu plus serrées.
Parcours CSO Vanina

Là encore, nous partons au galop, Vanina repasse au trot dans la largeur. J'essaie de lui faire prendre un peu plus de rythme pour aller sur la deuxième barre, mais je ne parviens pas à me faire bien comprendre et ma jument prend le galop juste avant l'obstacle. Nous sommes donc en désaccord et je n'accompagne pas correctement. Nous refaisons le parcours une nouvelle fois pour améliorer notre performance.

Nous faisons marcher les chevaux pour leur permettre de souffler, mettons pied à terre et ramenons tout le monde au chaud dans l'écurie. Après un bon pansage, les nuits étant fraîches, je couvre Vanina et la laisse récupérer tranquillement.

Bilan :
Du progrès par rapport à notre première séance, il me reste cependant encore un peu de chemin pour pouvoir sauter correctement avec cette jument. J'ai eu de bonnes remarques de ma monitrice sur ce que nous avons fait ensemble, mais je reste malgré tout un peu sur ma faim car je n'arrive toujours pas à sauter sans me tenir à la crinière de Vanina (ce que je fais dans la Drôme, et en plaçant en plus de mieux en mieux mes mains), mais je ne désespère pas que ça vienne peu à peu.

Prochaine séance dans ce club ce jeudi, ensuite, l'arrivée de la neige (annoncée ce week-end et en début de semaine prochaine) risque de compliquer un peu les choses...

[Vers l'Internet et au-delà #3] Un poney jaune

13 nov. 2015

Aujourd'hui, je reviens vers vous avec un nouvel article de la série "Vers l'Internet et au-delà" pour vous présenter non pas un blog, non pas un livre, mais une chaîne YouTube : Un poney jaune. Ce n'est certes pas la plus connue de toutes les chaînes d'équitation puisqu'elle ne compte qu'un peu plus de 1 000 abonnés (quand les plus "célèbres" YouTubeuses en ont parfois plus de 30 000) mais elle n'en est pas moins intéressante.

Un poney jaune, qu'est-ce que c'est ?

Ou plutôt, qui est-ce ? Montaine est une jeune fille propriétaire depuis 3 ans de son cheval Okay, un criollo argentin de 13 ans. 
Elle nous présente en vidéo certains de ses achats, certaines tenues dans des "Get Ready With Me" (bien connus des YouTubeuses beauté), des revues de matériel, quelques séances... Mais surtout, elle nous donne des conseils et astuces, que ce soit sur les soins, le travail et la manière de s'occuper et gérer un cheval dont on est propriétaire.

Quelques exemples de vidéos parmi tant d'autres :
- Comment vérifier que sa monture est en bonne santé ?
- A savoir - Les mors, généralités et actions
- Avoir un cheval heureux

Un poney jaune, qu'est-ce que j'en pense ?

Une chaîne intéressante selon moi. En effet, Montaine explique les choses de manière claire, calme et posée. Elle aborde des thèmes très appréciés sur les chaînes d'équitation que l'on peut trouver sur YouTube (présentation d'achats, de séances...), mais parvient à se démarquer en proposant des sujets beaucoup moins traités mais plus instructifs, et plutôt variés (ce qui peut être assez rare sur d'autres chaînes). Elle nous donne ainsi son point de vue sur la demi-pension, que ce soit du côté de cavalier ou de propriétaire, puisqu'elle a connu les deux, elle nous parle de l'importance du travail à pied, ... Ainsi, pour moi qui ai un niveau d'équitation encore assez bas, je peux apprendre des choses (en terme de soins, d'utilité de certains équipements...) que je n'avais pas encore découvert par l'intermédiaire d'autres chaînes.
Une chaîne intéressante, instructive, qui se démarque un peu du gros de la sphère YouTube. A découvrir rapidement.

[JdB #86] 5 et 7 novembre 2015 - Dressage et Trotting

8 nov. 2015

Cette semaine, un seul article pour le compte-rendu de mes deux séances.

Jeudi 5 novembre : Dressage en Savoie

Sur la fiche de monte, je vois qu'on m'a attribué Santanna, la petite jument que j'ai pu monté déjà à deux ou trois reprises. Je la retrouve dans un box, et l'amène à l'attache pour m'occuper d'elle pendant qu'elle reste très calme.

Une fois prêtes, nous rejoignons la carrière où je la fais marcher en attendant les autres cavalières. Santanna me suit sans aucune difficulté, s'arrête lorsque je lui demande... Je me rends compte que la jument est très à l'écoute. Lorsque tout le monde est là, je me mets en selle.

Nous nous mettons alors au trot pour détendre, tout se passe bien, Santanna répond bien à mes demandes de transitions ou de changements de direction. Nous enchaînons avec quelques tours de galop à chaque main, il me faut garder des jambes pour que ma jument ne retombe pas dans le trot, elle répond encore une fois plutôt bien.

Nous pouvons alors débuter le travail de dressage. Nous commençons par nous placer sur un cercle de 20 mètres de diamètre environ, au pas. Notre monitrice nous donne alors au fur et à mesure des indications sur les transitions inter-allures que nous devons effectuer, tout en gardant la trajectoire circulaire sur laquelle nous évoluons. Nous effectuons d'abord des transitions ascendantes et descendantes simples, entre arrêt et pas, pas et trot, et trot et galop. Puis nous poursuivons sur des transitions plus complexes, de l'arrêt au trot ou du pas au galop.
Sur les plus simples, Santanna répond sans difficultés. Mais j'ai plus de mal sur les plus complexes, notamment sur la transition pas - galop (ce qui n'est pas nouveau). En effet, Santanna passe d'abord par du trot avant de prendre le galop. Je ne place sans doute pas encore assez bien mes aides (j'essaie au maximum de reculer ma jambe extérieure, mais n'agit sans doute pas assez avec le haut de mon corps pour lui indiquer correctement ce que j'attends). Un point positif à noter cependant : elle part toujours à juste, ce qui, quelques soient les chevaux de la reprise, n'était pas gagné.

Nous travaillons ensuite sur des transitions inta-allures : nous devons allonger le trot sur les longueurs de la carrière et le rassembler dans les largeurs. Ce travail ne représente pas de grosses difficultés pour moi puisque c'est quelque chose que j'effectue régulièrement lors de mes détentes dans la Drôme. J'insiste cependant un peu trop sur une longueur et Santanna prend quelques foulées de galop mais je la ramène rapidement dans la bonne allure.

Nous faisons finalement souffler les chevaux en les faisant marcher, mettons pied à terre, déséquipons et reconduisons nos montures au box. Le froid commence à se faire sentir et elles y seront mieux pour la nuit qu'en extérieur.

Bilan :
Une séance tranquille pour une reprise après trois semaines d'absence en Savoie. Santanna est une jument douce et agréable (sauf lorsqu'on sangle, elle fait sa mauvaise tête, mais ce comportement est vite oublié !).
La plus grosse difficulté pour moi résidait dans le fait de rester sur un cercle tout en variant les allures (sachant que j'ai des fois un peu de mal à le faire dans une même allure...), mais je ne me suis pas trop mal débrouillée finalement.

Samedi 7 novembre : Trotting dans la Drôme

Lorsque j'arrive, mon moniteur est en train de partir en extérieur avec le groupe nous précédant. Je ne connais donc pas le programme qu'il envisage de nous proposer et choisit une valeur sûre en cas de cours de saut : Kolline. En effet, le week end prochain, je participe au concours interne du club, et à une semaine de la date fatidique, je n'ai pas envie de me faire peur avec une chute ou un cheval un peu trop dynamique face à la barre.

La jument est déjà montée, j'attends donc son retour pour la retrouver. Mon coach revient et nous propose un trotting pour changer un peu. Nous voilà donc à notre tour en extérieur.

Tout se passe plutôt bien, mais Kolline, un peu craintive, reste un peu sur l’œil : un oiseau faisant bouger des branches d'arbre se révèle effrayant et elle fait un petit écart (mais rien de violent), et coller le copain de devant (bien que j'essaie de garder une certaine distance de sécurité) s'avère plus rassurant (mais on voit du coup beaucoup moins bien les quelques poteaux présents sur le chemin, elle en cogne un avant que je réussisse à décaler sa trajectoire et fera alors beaucoup plus attention). En revanche, bien que plus petite que tous ses autres camarades, elle n'a aucun mal à allonger pour ne pas se retrouver seule loin de tous !

Sur le chemin, mon moniteur nous a déniché deux descentes à la limite du contre-bas et une montée proche du contre-haut. La première descente se passe bien (car pas trop abrupte), j'esquive la montée car je sens que le cheval devant nous va nous freiner et nous mettre en difficulté, je préfère donc prendre un sentier un peu moins abrupte. Puis vient la dernière descente, je ne mets pas assez les épaules en arrière et sent le haut de mon corps se rapprocher dangereusement du sol... Je prends donc appui sur l'encolure de Kolline pour me stabiliser, elle gère sa descente, et nous arrivons saines et sauves en bas. Mais je me dis que je ne suis pas encore prête pour du cross !

Nous rentrons tranquillement au centre équestre, profitons du fait que la grande carrière soit libre pour galoper un peu. Visiblement, Kolline a besoin d'évacuer la pression accumulée par deux heures hors du club car elle est à fond, faisant la course avec un grand selle français, et je la laisse se faire plaisir (puisque je me fais plaisir en même temps).

Je la ramène au box où j'essaie de sécher au mieux ma jument qui a eu très chaud puis la laisse se reposer, elle l'a bien mérité !

[JdB #85] 31 octobre 2015 - Mise en selle

4 nov. 2015

cheval quartz mise en selleMon moniteur m'annonce le programme et les chevaux disponibles pour notre séance : ce sera mise
en selle avec au choix Nika, Népal, Quartz… Je ne connais pas bien Quartz, un GRAND selle français (au moins 1,70m à vue de nez... Il me semble donc immense, moi qui mesure 1,20m les bras levés debout sur une table !). Je sais que c'est un cheval agréable, je me dis donc qu'une séance de plat sera idéale pour le découvrir.

J'attends que la cavalière le montant sur l'heure précédente retire sa selle pour finir de l'équiper et rejoindre la grande carrière.
J’ai bien envie d’essayer Quartz pour de la mise en selle et me "hisse" dessus, finalement sans trop de difficultés, à ma grande surprise (j'ai parfois du mal à monter sur Nika alors qu'elle ne mesure même pas 1,60...).

Nous nous mettons en route. La détente se passe relativement bien, avec un cheval plutôt à l'écoute de mes différentes demandes. Lorsque je le lui demande, il prend facilement le galop. J'ai l'impression d'être sur un cheval à bascule et je dois m'habituer à son allure particulière (mais très tranquille) tout en mettant beaucoup de jambes. En effet, à gauche, il repasse au trot parce que je ne lui donne pas assez d'impulsion. Lorsqu'on évolue à main droite, je suis donc plus attentive à mes actions de jambes et nous parvenons à garder le galop.

Nous attaquons alors la mise en selle par un peu de trot assis. Après deux ans de pratique, j'ai toujours un peu du mal à avoir la bonne position pour bien accompagner le mouvement du cheval pendant plus de cinq foulées. Il y a malgré tout quelques progrès au fil des séances, mais rien de transcendant.
Nous enchaînons avec plusieurs tours de carrière (et la carrière est grande...) en équilibre. Comme toujours, je suis obligée de me tenir à la crinière : je ne parviens pas à garder la position sans arracher la bouche de mon cheval si je ne me stabilise pas grâce aux crins de Quartz (d'ailleurs, si vous avez des conseils pour que je m'améliore à ce niveau...). En posant un peu plus les mains, le résultat est un peu plus convaincant mais je ne peux pas contrôler correctement la direction que prend mon cheval.

Nous travaillons finalement au galop. Nous alternons galop assis et galop enlevé (je me demande si je parviens bien à me relever une foulée sur deux)... Puis nous nous essayons à l'équilibre au galop. J'ai énormément de mal à tenir.
Nous nous mettons alors en position jockey, je pense à ce moment là que si Quartz venait à trébucher, j'aurais droit à un beau soleil ! Heureusement que ce cheval est assez doué de ses jambes... Quand nous repassons à un équilibre normal, je me retrouve beaucoup plus à l'aise que précédemment. 

Nous faisons marcher les chevaux avant de nous laisser glisser au sol (on se rend encore plus compte de la taille d'un cheval quand on en descend !) et de retourner à l'écurie pour le pansage et le grain.

Bilan :
Une séance de torture avec ses longues périodes d'équilibre, mes muscles ont détesté mon moniteur pendant toute la journée de dimanche ! En dehors de ça, Quartz est un cheval très agréable, la séance s'est bien passée et j'ai pour la première fois été à peu près à l'aise au galop en équilibre. Il faut que je travaille encore le trot assis et en équilibre et que je continue à progresser au galop.






Galop assis / enlevé / équilibre : bcp de mal à tenir. On passe en position jockey, je me sens très penchée et prie pour que Quartz ne trébuche pas, sinon c’est soleil. Quand on repasse en équilibre, je suis beaucoup plus à l’aise.

[J'ai testé #5] Comparaison : Sac de pansage VS boîte de pansage

30 oct. 2015


Je vous avais présenté le sac de pansage que j'utilise (et qui n'est visiblement plus disponible), comment je l'organisais (organisation qui a d'ailleurs évolué depuis) et ce que j'en avais pensé après quelques semaines d'utilisation. J'ai depuis profité d'un bon de réduction chez Décathlon pour investir également dans une boîte de pansage pour diverses raisons (je me suis orientée vers la GB 500 qui me semblait un bon modèle pour le matériel dont je dispose, la GB 700 me paraissant beaucoup trop imposante pour l'utilité que je peux en avoir).
Après avoir testé sac et boîte de pansage, j'ai décidé de vous faire un comparatif de ces deux produits pour lister les avantages et les inconvénients de chacun et, peut-être, vous orienter sur un futur achat.

Tableau comparatif du sac Vanity avec la boîte GB 500


SAC DE PANSAGE
BOÎTE DE PANSAGE
Modèle
Sac de pansage Vanity (Fouganza)
 Sac de pansage Vanity Fouganza
Sac de pansage Vanity Fouganza

GB 500 (Fouganza)
Boîte de pansage GB 500 Fouganza
Boîte de pansage GB 500 Fouganza

Contenance
Mon matériel de pansage, mes gants, une boîte contenant quelques friandises, un licol + longe ou une bombe.
Mon matériel de pansage, mes gants, une boîte contenant quelques friandises
Organisation
LE(S) + :
On peut y trouver un certain nombre de poches de tailles variées, ce qui permet une organisation plus facile : j'ai ainsi une poche pour les étrilles, une pour les brosses, une pour les sabots et une pour la boîte de friandises.
Sac de pansage Vanity Fouganza
Des scratchs permettent également de maintenir droit des flacons.
LE(S) - : 
Les séparations entre les poches sont plutôt souples ce qui peut engendrer un mélange des brosses pendant qu'on transporte le sac.
LE(S) + :
Un petit compartiment sur le dessus de la boîte dans lequel je place le matériel que j’utilise le plus : étrille molle, bouchon, brosse douce, cure pied, brosse à sabot. Ceci m’évite d’avoir à fouiller au fond de la boîte.
Sur le côté, je place les objets dont je peux avoir besoin afin de les attraper facilement (gants, mouchoirs, friandises...)

Boîte de pansage GB 500 Fouganza
LE(S) - :
Pas d’autres compartiments, les brosses sont donc placées un peu en vrac dans le fond de la malle.
Boîte de pansage GB 500 Fouganza

Transport
La grande anse permet de porter le sac en gardant ses deux mains disponibles
Une seule petite poignée, nous avons donc toujours au moins une main occupée.
Résistance
Sac en tissu, il est donc facilement déformable et résiste ainsi moins aux chocs.
Il a également une moins bonne imperméabilité : on ne peut donc pas le poser facilement par terre sur sol humide et/ou boueux
Bonne résistance à la pluie/la boue ainsi qu’aux chocs, ce qui assure une meilleure protection de ce qui s’y trouve, notamment lorsqu’on transporte des flacons par exemple.
Cependant, les fermoirs ne sont pas réputés pour être très solides (à voir sur du long terme)
Entretien
Le filet présent au fond du sac permet d’éliminer facilement la poussière, le sable… sans avoir à vider le sac.
Sac de pansage Vanity Fouganza
En revanche, on doit le passer à la machine pour le nettoyer correctement, notamment pour en laver l’extérieur.
Il est nécessaire de la vider en intégralité pour en nettoyer l’intérieur, mais elle se lave facilement, à l’aide d’un jet d’eau et éventuellement d’une éponge.
Rangement
Le sac tient peu de place une fois vide, on peut le replier un peu, il se range donc assez facilement dans le tiroir d’une commode par exemple.
Plein ou vide, la boîte tient toujours la même place et ne peut donc pas se ranger aussi facilement que le sac

Bilan :

Chacun de ces deux éléments présente à la fois des avantages et des inconvénients.  Je pense, de mon côté, alterner l'utilisation des deux en fonction de la météo : j'apprécie les possibilités d'organisation que m'offre mon sac et du nettoyage facilité de l'intérieur de celui-ci. Cependant, son manque d'imperméabilité m'empêche de le poser en extérieur en cas de sol humide. Je suis donc obligée de le laisser dans l'écurie et d'aller y chercher mes brosses quand je panse à l'extérieur (ce qui n'est pas foncièrement très gênant mais qui limite du coup le temps que je peux passer auprès du cheval avec lequel je vais travailler). En cas de météo peu clémente le jour J ou dans les jours qui ont précédé ma séance, je pense donc me tourner vers la boîte de pansage.
(Pour plus de commodités et pour m'éviter d'avoir à transférer mes affaires de l'un à l'autre chaque semaine, je pense que je vais garder la GB500 pour l'automne et l'hiver et me tourner vers le Vanity au printemps et en été... parce que bon, j'ai quand même un petit côté paresseux, il faut se l'avouer !)


Et de votre côté, êtes-vous plutôt sac ou boîte ?

[JdB#84] 24 octobre 2015 - Dressage

28 oct. 2015

Parmi les différents chevaux proposés, Népal est le seul à ne pas être déjà en train de travailler.  Je le choisis donc afin d'éviter aux autres d'enchaîner les heures de cours, puis Népal n'est pas le cheval le plus désagréable du club, bien au contraire !

Je le rejoins au box et m'occupe de lui. Fidèle à lui-même, il reste tranquille tout au long du pansage. Il essaie de lever la tête pour me décourager de lui mettre le filet, mais une fois les rênes passées au-dessus de ses oreilles, il se laisse faire sans aucune difficulté. Il a vraiment bien évolué sur ce point, lui qui il y a encore quelques mois ne se montrait pas vraiment coopératif pour cette étape !

Une fois mon cheval prêt, nous rejoignons la grande carrière où je me mets en selle et où nous attaquons la détente au pas et au trot. Népal a beaucoup de mal à se mettre en route si les copains ne sont pas juste devant lui. Les débuts sont donc un peu difficiles, mais une fois parti, tout se passe beaucoup mieux. Nous travaillons ensuite au galop. Mon cheval répond à ma demande de changement d'allure sans difficulté (là encore, il a beaucoup progressé ces derniers mois) mais j'ai besoin de mettre beaucoup de jambes pour qu'il maintienne le galop.

Nous pouvons ensuite passer au dressage : nous travaillons l'incurvation sur des cercles.
Dans un premier temps, nous effectuons des cercles au pas afin de bien comprendre comment placer et utiliser nos aides, puis nous passons au trot. Népal répond bien, même si j'ai un peu de mal à bien l'incurver au départ. Après quelques cercles, nous obtenons un résultat convaincant.
Nous changeons alors régulièrement de cercles en passant sur un doublé dans la longueur simple ou coupée d'une croix à sauter :
Le premier saut se passe presque bien, mais je ne pose pas bien mes mains, Népal trébuche un peu à la réception et je me retrouve un peu en avant. Les deux passages suivants sont nettement meilleurs.

Nous tentons également de travailler au galop, mais à trois sur un même cercle, nous nous gênons rapidement, d'autant qu'un grand cheval ayant du mal à garder cette allure sur un cercle est parmi nous.

Après avoir fait marcher nos montures, nous les ramenons au box pour un bon pansage et un bon repas.


Bilan :
Une séance agréable avec un cheval tout aussi sympathique. J'ai pour une fois l'impression d'avoir réussi des choses en dressage même si tout n'a pas été parfait. Nous avons pris le temps de bien comprendre ce qu'on devait faire pour exécuter l'exercice correctement.

[JdB #83] 17 octobre 2015 - Saut

23 oct. 2015

Mon moniteur me laisse le choix entre la plupart des chevaux du club (seule Kolline est déjà "réservée" pour notre créneau), me précisant que nous allons faire de petits sauts. J'ai envie de reprendre Nika pour voir si nous allons mieux nous débrouiller que lors de notre dernière séance d'obstacles. La "louloutte" est déjà en train de travailler, j'attends donc la fin de sa reprise pour la rejoindre et l'amener brouter pendant que je change les étriers (les étrivières présentes sur sa selle avaient déjà deux escargots et étaient encore beaucoup trop longues...) et que les autres cavaliers finissent d'équiper leur monture.

Nous rejoignons la grande carrière où je me mets en selle, réajuste le réglage de mes étriers, et me mets au pas.

La détente se passe plutôt bien, Nika donne de bonnes réponses à mes demandes, même si j'ai un peu de mal à lui faire allonger le trot. Elle reste calme au galop, n'accélère pas dans les longueurs, ne prête pas attention aux chevaux plus rapides ou nerveux qui nous passent à proximité... C'est suffisamment rare pour être souligné !

Nous passons alors à l'obstacle.
Nous détendons d'abord sur une croix au trot en théorie. Nika prend le galop, je préfère rester concentrée sur mon saut et ne cherche donc pas à lui demander de repasser à l'allure inférieure (sachant pertinemment que je serai un peu déséquilibrée par le retour au trot et que j'aurai alors plus de mal à bien accompagner mon saut). Le résultat est plutôt correct.
Nous allons ensuite sur un vertical au galop. Ma jument accélère, j'essaie cette fois de la garder dans une allure plus calme mais accompagne mon saut un peu trop tard.
Nous terminons la détente par un petit oxer au galop, le saut se passe relativement bien.

Place au parcours suivant :


Nous passons en dernière position (afin de mémoriser un peu mieux le parcours...), et Nika reste calme pendant que les autres cavaliers effectuent leur passage.
Je l'amène au trot sur la piste, pensant qu'elle va prendre le galop d'elle même, et ne voulant pas la brusquer, je la laisse gérer le premier obstacle. Sauf qu'elle reste au trot et prend le galop une foulée avant la barre. Je suis déséquilibrée et n'accompagne rien.
Sur le saut de puce suivant, nous arrivons au galop et tout se passe plutôt bien, mais je dirige mal Nika vers le n°3. La courbe étant un peu étroite, elle repasse au trot. Je suis à nouveau déséquilibrée quand elle reprend le galop juste avant la barre et je n'accompagne une nouvelle fois pas très bien le saut.
Le passage de l'obstacle n°4 se déroule sans difficulté mais je prends à nouveau un virage un peu court et mal anticipé pour aller sur le vertical n°5, et le saut n'est par conséquent pas terrible.
Sur l'oxer n°6, je n'ai aucun problème, mais comme après le saut de puce, je prends une courbe trop étroite sans garder de jambes, Nika repasse au trot, je n'accompagne pas bien sur le vertical n°7. Puis Nika refuse de passer le dernier vertical (de manière pas du tout vicieuse, elle passe très calmement et sans écart à côté de l'obstacle), car une flaque de boue se trouve juste derrière celui-ci. Je veux revenir sur l'obstacle, mais mon moniteur m'avertit que Nika ne le passera certainement pas, donc je n'insiste pas.

On marche, met pied à terre, je récupère ma cravache au fond de la carrière et vient à pied en laissant Nika me suivre sans que je la tienne réellement (j'ai la main sur une rêne au cas où mais sans réel contact)

Nous retournons au box dans le plus grand calme (elle qui tente toujours de me traîner pour aller fouiller dans sa mangeoire à la recherche d'un reste de grains), je la bichonne un peu avant de lui laisser un peu de repos mérité.


Bilan : 
Nika était bien aujourd'hui, pas d'accélérations au galop, elle ne m'embarquait pas sur l'obstacle, elle ne m'a pas traînée au box, ...
Et je n'étais pas en état pour en profiter (levée à 5h15 pour prendre la route depuis la Savoie, soit trois heures de route avant d'arrive au club, je l'ai payé je crois...), je n'arrivais pas à réutiliser tout ce que j'ai pu apprendre : je n'arrivais pas à anticiper mes demandes de trajectoires, je ne demandais pas le galop suffisamment tôt de peur de me faire embarquer, ni suffisamment bien et donc je me faisais déséquilibrer quand Nika le prenait juste avant l'obstacle.
Le parcours aurait ainsi pu être nettement meilleur. J'aurais d'ailleurs aimé pouvoir refaire un passage pour essayer de l'améliorer (en connaissant mieux les détails de ce parcours, j'aurais peut-être pu mieux aborder certains obstacles) mais nous étions trop nombreux sur cette reprise (de quatre habituellement, nous sommes passés à huit car les ados du club ont voulu sauter avec nous) et n'avons ainsi pu faire qu'un seul essai.
Je ne désespère pas qu'un jour on arrive à faire un parcours propre toutes les deux !

[JdB #82] 15 octobre 2015 - Dressage

19 oct. 2015

Après "moult" péripéties qui m'ont fait douter de la possibilité de monter en fin de journée, j'arrive au centre équestre un peu en avance. Je vois sur la fiche de monte que je vais travailler avec Santanna.

Le froid étant très présent, nous préparons les chevaux au box, et la petite jument dont je m'occupe est très calme et adorable.

Nous rejoignons la carrière, où nous nous mettons en selle.

La détente se passe bien, Santanna est plutôt à l'écoute et répond relativement bien à mes différentes demandes, que ce soit au pas ou au trot. Quand nous travaillons au galop, elle maintient l'allure sans trop de difficultés (c'est un petit gabarit, elle a donc plus de facilités que Nikita pour cela par exemple).

Nous enchaînons avec un travail sur les transitions entre arrêt, pas et trot, puis nous terminons l'exercice en demandant également des transitions entre le galop et le trot. Je travaille beaucoup en utilisant ma voix et j'obtiens de très bonnes réponses à chaque main.

Puis nous devons travailler les départs au galop du pas, d'abord à main gauche, puis à main droite.
Pour obtenir des juments attentives et réceptives, notre monitrice nous conseille d'alterner quelques transitions entre pas et trot dans la longueur précédant le virage où nous devons prendre le galop. Arrivées en ce point, j'essaie de placer mes aides correctement, mais visiblement ce n'est pas le cas : Santanna passe dans un grand trot et tarde à prendre le galop. La seule fois où elle commence à prendre le galop du pas, je suis surprise et déséquilibrée, je me retrouve donc en arrière de la selle, ce qui la gêne un peu pour partir correctement. Je ne parviens donc pas à obtenir de réelle réussite sur cet exercice...

Nous terminons la séance sur cet exercice et faisons marcher les chevaux avant de mettre pied à terre et de retourner au chaud dans le box où Santanna va passer la nuit.

Bilan : 
Une séance mitigée pour moi : un bon travail sur la première partie de l'heure, mais beaucoup plus de difficultés ensuite. Je n'ai donc pas eu l'impression d'avoir de réelle réussite. Je me rends compte qu'il faut que j'arrive mieux à coordonner mes aides pour donner des indications claires au cheval que je monte.

[Réflexion #5] Avoir son propre matériel quand on est cavalier de club

14 oct. 2015

Lorsqu’on est cavalier, on a souvent envie de se faire plaisir avec du matériel d’équitation, moi comprise. Mais je me demande parfois si avoir ses propres affaires lorsqu’on est simple cavalier de centre équestre est toujours judicieux.

Se faire plaisir, oui, mais pas aux dépens du cheval.


Collection tapis de selle
"On prend lequel aujourd'hui ?"
On peut donc commencer une collection de 15 tapis, 26 licols, 18 paires de protection (à condition de
ne pas utiliser une taille poney pour un cheval de 1,80m bien entendu !) si notre porte-monnaie nous le permet. On peut également investir dans un lot (ou plusieurs) de brosses, étrilles et autres cure-pieds si on trouve cela plus pratique que de courir pendant quinze minutes après ceux du club, ou qu'on en a envie

Attention cependant à ne pas utiliser le même matériel pour des chevaux appartenant à des écuries différentes. Ce serait dommage de déplacer des maladies ou autres parasites de l'une à l'autre. (Je n'utilise pour ma part mon matériel que dans la Drôme et prends celui du club en Savoie)
Casque équitation strass et paillettes
Pour éblouir vos concurrents en concours
(au sens propre, bien entendu...), et ce, pour un
prix tout à fait raisonnable ! (ou pas...)

On peut également se faire plaisir dans tout ce qui est équipement du cavalier : du pantalon dernier cri à la bombe à cristaux Swarovski en passant par les bottes de vos rêves, aucune limite si ce n'est celle imposée par votre banquier !

Enfin, par confort ou par commodité, rien ne nous empêche de nous équiper d'une paire d'étrivières et d'étriers.



Attention donc à certains investissements...


Pour son propre confort, un cavalier peut être tenté d'investir dans une selle. il faut reconnaître que celles des centres équestres ne sont pas toujours les plus confortables de la Terre ! Cependant, chaque cheval a une morphologie qui lui est propre et a par conséquent besoin d'une selle spécifique qui lui sera adaptée. En effet, une selle non adaptée peut créer des points de pression inconfortables voire douloureux sur le dos du cheval, et ne pas répartir correctement le poids du cavalier sur celui-ci.

En savoir plus : Un article bien renseigné sur ce qu'est une selle bien/mal adaptée et les conséquences sur le cheval, photos à l'appui.

A la limite, si vous montez toujours le même cheval et que vous choisissez une selle qui lui est adaptée, un tel achat peut être envisageable.
Sinon, il vous faudra subir pendant encore quelques temps le "confort" d'une bonne vieille selle de club ...

Quant au filet, celui-ci ne représente pas les mêmes contraintes que pour la selle car il est plus facilement réglable. Mais là encore, un même filet ne va pas forcément à tous les chevaux ou poneys. De plus, chaque cheval possède un mors qui lui est propre, d'un type et d'une taille qui lui correspondent. Avoir son propre filet implique soit qu'on est susceptible d'avoir un mors qui ne convient pas au cheval que l'on monte, soit qu'on est obligé d'installer le mors appartenant à notre monture sur notre filet avant chaque séance (ce qui, avouons-le, n'est pas particulièrement un gain de temps...)


Remarque : je ne fais que donner mon avis dans cet article, je suis curieuse de connaître le votre sur ce sujet, alors n'hésitez pas à le partager.

[JdB #81] 10 octobre 2015 - Saut

12 oct. 2015

Mon moniteur m'annonce une séance de saut lorsque j'arrive, et me demande avec quel cheval je souhaite travailler. N'ayant pas de réelle préférence et sachant que le roulement entre les différents chevaux est compliqué en ce début d'année, je lui dis de choisir entre Kolline, Lutin ou encore Népal. Comme Kolline est la seule à n'avoir pas encore travaillé parmi tous ceux que j'ai proposés, mon coach opte pour la petite jument, et ce choix me convient parfaitement. Il m'indique également que son matériel a été dispatché et qu'il me faudra donc attendre la fin du cours précédent pour pouvoir l'équiper. J'en profite donc pour effectuer tranquillement un bon pansage puisque j'ai du temps devant moi, puis récupère sa selle et son filet et achève de la préparer. Nous rejoignons alors la grande carrière où je me mets en selle.

Nous commençons la détente au pas et au trot. Cette jument est un bonheur car elle répond vraiment très bien à la moindre pression du mollet, change de direction sans qu'on ait besoin de fournir un gros effort pour la faire tourner... Au galop, je peux la faire accélérer et ralentir sans aucune difficulté.

Nous passons sur l'obstacle. Nous détendons au trot sur une croix puis au galop sur un vertical et un oxer, je ne rencontre aucune réelle difficulté. J'essaie de bien orienter mon regard au moment du saut afin d'indiquer à Kolline la direction que je souhaite prendre et de ne pas avoir à subir de séparation de corps fâcheuse...

Le parcours que nous devons effectuer ensuite est composé de cinq obstacles : l'oxer de détente, une croix, un vertical, un double de verticaux et enfin une dernière croix. Place à mon "magnifique" schéma (je sais, j'ai beaucoup de talent....)
parcours CSO


Le parcours se déroule plutôt bien, mais à chaque fois, je dirige mal Kolline sur le doublé dans la largeur (obstacle n°2) : je la fais tourner un peu tard car je veux arriver bien en face de l'obstacle mais je ne m'y prends pas assez bien. Heureusement elle me pardonne ma demande un peu brusque et nous pouvons enchaîner sans aucune difficulté (j'aurai mieux fait de la laisser faire car elle avait compris où je souhaitais l'emmener). J'ai taché sur les différents sauts de bien accompagner pour ne pas gêner la jument. Les débuts n'ont pas été très concluants avec un taxi et quelques sauts où je ne posais pas assez mes mains. Mais nous enchaînons ce parcours à deux reprises et nous terminons plutôt bien.

Nous faisons marcher nos chevaux avant de les ramener au box, de les panser et les laisser se reposer en compagnie d'une bonne dose de grains.

Bilan : 
Je suis plutôt satisfaire de cette séance car :
- j'ai plutôt bien accompagné tous les sauts (sauf un petit taxi sur un saut) en essayant de ne pas gêner ma jument avec mes mains (même si ça n'a pas toujours fonctionné)
- j'ai été attentive à bien regarder l'endroit où j'allais, ce qui fait que Kolline s'y rendait sans que je n'ai besoin de trop lui demander
- je ne me suis pas focalisée sur les barres et je n'ai pas eu d'appréhension. Cela fait plusieurs séances que je ne ressens plus de peur à l'obstacle (tout juste un petit stress avant le cours quand je ne connais pas le cheval avec lequel je vais travailler), j'espère que ça va continuer !

[JdB #80] 8 octobre 2015 - Saut

10 oct. 2015

Lorsque j'arrive au club et que je vais voir la fiche de monte, je vois que je vais à nouveau travailler avec la jolie Nikita. Ma camarade de reprise (nous ne serons que deux aujourd'hui) m'indique que nous allons probablement sauter étant donné que nous avons dressé la semaine dernière. J'attends tout de même la confirmation de la monitrice avant d'éventuellement stresser et de sortir les protections.

Je vais chercher "ma" jument au box, elle est miraculeusement beaucoup plus propre que lors de notre dernière séance (il faut dire que ça commence à se rafraîchir ici, les chevaux passent donc la nuit au chaud dans leur box... Tout s'explique !). Je la conduis donc à l'attache pour la panser pendant qu'elle se montre très câline et attentive à ce que je fais, puis pour l'équiper.

Nous rejoignons la carrière où nous marchons un peu avant que je me mette en selle.

La détente se passe plutôt bien mais je dois mettre fréquemment Nikita en avant, elle ne fait pas preuve d'une grande motivation à avancer. Nous poursuivons avec du galop à chaque main, l'allure est difficile à maintenir . Il faut dire que la carrière est un peu petite pour la taille de Nikita, elle retombe donc assez facilement dans le trot.

Nous enchaînons avec le saut sur des barres disposées ainsi :
Nous détendons au trot sur les obstacles situés sur les largeurs de piste (n°1 et 3), à une hauteur assez faible. Je me tiens à la crinière pour accompagner au mieux ma jument sans la gêner avec mes mains. Ma position n'est cependant pas exceptionnelle car mes étriers sont un peu trop longs (et j'en suis déjà à deux escargots...), je me mets alors en équilibre un peu avant le saut pour éviter les taxis. Les premiers sauts ne sont donc pas terribles, mais je m'améliore peu à peu. Nous devons également essayer de venir sur les barres au galop, mais je ne parviens pas à demander cette allure à Nikita, nous faisons donc tout au trot (l'objectif de la séance étant de travailler la direction plus que le saut, ce n'est en soit pas gênant). J'aurais cependant aimé y parvenir pour voir si je rencontrais les mêmes difficultés que la dernière fois pour accompagner les sauts au galop.

Puis nous devons enchaîner un cercle à main gauche (obstacles 1-2-1). Je ne reste pas assez droite après le passage de la première barre, Nikita arrive alors un peu de travers sur le n°2 et il est plus facile pour elle de partir vers la droite après cet obstacle. Je veille donc à bien lui indiquer la bonne direction pour venir terminer notre cercle.

Enfin, nous travaillons sur l'alternance cercle à main gauche, huit de chiffre, puis cercle à main droite (1-2-1-2-3-2-3). J'ai à chaque fois un peu de mal sur le premier cercle (je perds un peu l'équilibre, donc je laisse la jument couper le coin et elle n'arrive pas toujours correctement sur l'obstacle central, je dois veiller à mieux la diriger vers la troisième barre). En revanche, sur la deuxième partie du huit de chiffre et jusqu'au dernier cercle à droite, tout se passe beaucoup mieux.

Nous faisons marcher les chevaux avant de mettre pied à terre et de ramener la jument à l'aire de pansage puis de rejoindre son box pour la nuit.

Bilan :
Cette séance s'est beaucoup mieux passée que celle avec Vanina. Je me suis rendue compte qu'il faut que j'arrive à mieux poser mes mains sur l'encolure pour ne pas gêner le cheval avec celles-ci (à tester peut-être dans la Drôme où j'ai moins de difficultés à faire galoper les chevaux car nous sautons dans une carrière un peu plus grande, avec des montures qui sont plus adaptées à la discipline de l'obstacle). Je progresse peu à peu, mais j'ai encore de nombreux points à améliorer !

[JdB #79] 3 octobre 2015 - Mise en selle

8 oct. 2015

Lorsque je sors pour rejoindre ma voiture et me rendre au centre équestre, une pluie fine commence à tomber. J’espère alors qu’il ne s’agit que d’une petite averse et me mets en route. Une fois au club, la pluie s’est un peu accentuée. Nous choisissons avec mon moniteur le cheval que je pourrais monter en mise en selle si la météo se montre plus clémente ou si nous sommes suffisamment courageux pour monter sous les averses : ce sera Nika.

Elle est déjà montée, je regarde le cours dans lequel elle évolue en attendant de savoir si nous aurons nous aussi une séance. Mes camarades de reprise sont motivés, moi aussi, je récupère donc ma jument, lui laisse l’occasion de manger un peu de foin en attendant que tout le monde soit prêt et nous rejoignons la petite carrière où nous nous mettons rapidement en selle afin que celle-ci ne soit pas trop trempée lorsque nous y poserons nos fesses.

On se met alors au pas pour commencer la détente, puis au trot. Cette détente se déroule bien, même si Nika a, dans un premier temps, un peu de mal à répondre à mes demandes d'allongement, mais rapidement, elle comprend ce que j'attends d'elle. 
Nous poursuivons avec quelques tours de galop, j'ai une jument qui reste globalement dans une allure assez agréable, sans grosses accélérations dans les longueurs de carrière.

Nous pouvons ensuite attaquer la mise en selle : nous alternons dans un premier temps trot enlevé, trot assis et équilibre au trot. Pendant toute cette phase, je m'attache à trotter sur le bon diagonal, mais également à trouver la posture adéquate pour trotter assis de manière confortable sans gêner la jument en rebondissant sur son dos. Pour cela, je laisse les rênes un peu lâches afin de ne pas m'accrocher à la bouche de la jument en essayant de tenir une position, je parviens par moment à bien accompagner le trot de Nika, mais ça ne dure jamais très longtemps...

Nous effectuons quelques cercles puis enchaînons avec des transitions trot/galop pour pouvoir par la suite travailler sur du galop enlevé, assis ou en équilibre.
A main droite, Nika accélère, j'essaie donc de la ralentir pour tenter l'exercice dans les meilleures conditions, mais sans grande réussite. A gauche, c’est beaucoup mieux, elle est dans un galop calme et bien cadencé, j’essaie donc de tenir l’équilibre et de galoper enlevé (j’ai un peu du mal à contrôler mes mouvements pour ne pas retomber un peu trop lourdement dans la selle après avoir eu la sensation de décoller. Je dois donc veiller à mieux gérer tout ça).

Finalement, nous marchons pour faire souffler nos monture, dessanglons, mettons pied à terre et allons vite nous mettre à l’abri et donner un bon coup de brosse pour sécher au maximum les chevaux

Bilan :
Une séance humide et froide, mais nous sommes partis du principe qu’en balade, s’il se mettait à pleuvoir, nous serions bien obligés de continuer à monter. Malheureusement, la pluie présente un certain inconvénient (outre le fait qu'on soit trempé et qu'on ait froid) : elle rendait les étriers un peu glissants (la boue présente sous mes chaussures après avoir fait 3 mètres dans la carrière recouvrait l’essentiel du grip de leurs semelles), ce qui était loin d'être confortable.
J'ai constaté du mieux sur le trot assis, j’ai essayé d’accompagner au mieux le mouvement de la jument mais je ne parviens pas à tenir très longtemps. En revanche, pour tenir l’équilibre, ce n’est pas encore ça, et je suis obligée de m'équilibrer grâce à la crinière de ma monture, mais j'ai l'impression qu'il y a malgré tout eu quelques petits progrès.

[JdB #78] 1er octobre 2015 - Dressage

4 oct. 2015

Lorsque j'arrive (un peu en retard) au club, une cavalière m'indique que la monitrice m'a attribué Nikita (que j'avais montée pour ma première séance en Savoie). Elle m'indique alors dans quel box la trouver, je vais la chercher et constate qu'elle a bien profité du paddock : elle a les membres plein de boue et les crins remplis de boules végétales piquantes et collantes, au point qu'on ne distingue plus son toupet... Le pansage s'annonce être une vraie partie de plaisir.

Je l'amène donc à l'attache, prend le temps de bien la brosser (heureusement, la boue s'enlève très facilement) et de retirer toutes les boules présentes dans sa crinière et son toupet (j'étais un peu trop pressée pour m'occuper de la queue qui était relativement épargnée !). Puis je l'équipe et rejoins le centre de la carrière pour me mettre en selle.

Nous commençons à détendre tranquillement au pas, puis au trot et enfin au galop. Nikita est calme et répond bien à mes demandes.

Nous enchaînons sur le dressage en travaillant le déplacement des hanches. Je n'ai d'abord pas compris l'exercice car j'ai confondu déplacement des hanches et cession à la jambe (oui, vous pouvez me jeter des tomates). Mais après avoir vu mes camarades de reprise effectuer quelques déplacements, je peux me lancer un peu plus sereinement. Je commence à tenter de déplacer les hanches sur la gauche mais mes tendons droits sont douloureux et nous ne parvenons pas à bien effectuer ce qui est demandé. Nous tentons alors le déplacement sur la droite, qui se déroule beaucoup mieux. Lorsque mes tendons ont un peu récupéré, je renouvelle l'expérience à gauche et ça ne passe pas trop mal.

Puis nous tentons des déplacements latéraux sur une longueur de carrière. Dans un premier temps, nous essayons sur la droite. Je laisse Nikita accélérer, du coup elle a du mal à comprendre ce que j'attends d'elle. Nous revenons, je parviens à bien la ralentir avant de commencer l'exercice, mais une fois que j'essaie de lui déplacer les hanches, je n'arrive pas à bien dissocier mes mouvements et à me concentrer sur la position de mes bras, de mes jambes, je me penche un peu en avant... Par conséquent, j'ai du mal à faire comprendre à Nikita ce que je veux. Après quatre ou cinq tentatives, nous parvenons à avoir un déplacement latéral convenable.

Nous renouvelons l'expérience à gauche, mais le résultat est encore moins bon. Après différentes tentatives, nous n'avons pas de grande réussite, et ma monitrice m'indique que Nikita a plus de mal de ce côté là, donc nous deux associées, le bilan n'est forcément pas brillant.
Nous revenons à droite pour finir sur une bonne note.

On marche, met pied à terre, panse et retournons au box pour passer une nuit au chaud (car l'air s'est bien rafraîchit cette semaine au pied des stations).

Bilan :

Une nouvelle séance un peu compliquée pour moi. Je ne parviens pas à dissocier les mouvements de mes jambes, de mes bras, ni à tout coordonner, il me faut être concentrée sur toutes les parties de mon corps et pas seulement sur ma jambe isolée par exemple.

[Vers l'Internet et au-delà #2] Jappeloup - Pierre Durand

30 sept. 2015

Jappeloup le livreAprès vous avoir présenté le blog d'Axelle dans le premier article de cette série, je viens vous parler d'un livre : Jappeloup, de Pierre Durand (aux Editions Michel Lafon).

Pourquoi ce livre ?

Après avoir vu le film "Jappeloup" dans lequel joue Guillaume Canet, j'ai voulu savoir qu'elle était la véritable histoire de ce petit cheval, me doutant que de nombreuses choses avaient dû être romancées pour faire beaucoup plus vibrer le spectateur.
Il n'y avait donc pas mieux placé que son propriétaire et cavalier pour en parler.

Ce qu'il contient :

L'histoire, bien qu'intitulée "Jappeloup", est en réalité plus centrée sur le cavalier que sur le cheval : Pierre Durand évoque beaucoup sa psychologie, sa façon de ressentir la compétition, ses objectifs, son ressenti face aux doutes des spectateurs, ses relations avec les autres cavaliers, son parcours...

Il indique également sa façon de voir le travail avec Jappeloup : ne plus miser sur l'improvisation, avoir un cheval parfaitement dressé, travailler son endurance et sa musculature, lui accorder des séances de répit par des balades, des galops en forêt, ne pas sauter trop gros à l'entraînement et le préserver pour le parcours des concours... Mais il n'entre jamais réellement dans le détail de celui-ci.

Alors que le film s'arrête sur la victoire de Jappeloup aux JO de Séoul, Pierre Durand raconte les années suivantes : son passage à vide après avoir atteint son objectif, avec la crainte de ne plus avoir envie de concourir, son incompréhension face au silence de l'équipe de France après un malaise de Jappeloup en compétition et les doutes qui en ont résulté (et qu'il n'a jamais pu éclaircir), son envie d'offrir à son cheval des adieux exceptionnels et une retraite paisible pendant laquelle ils pourraient accroître leur complicité mais dont ils ne pourront pas profiter, le décès du champion, le vide qu'il a laissé, les réactions inappropriées des journalistes et la suite qu'il a décidé de donner à sa carrière.

Mon avis :

Le récit du cavalier revient sur de nombreux faits et traite de nombreuses dates et de nombreux personnages, il est donc assez facile de s'embrouiller, d'autant plus qu'il fait parfois des retours dans le passé et des sauts dans le futur. On a donc un peu de mal à suivre le fil de l'histoire si on n'a pas un certain nombre de repères, que le film m'avait heureusement donné.

Il est cependant très facile à lire (c'est un témoignage, donc avec une façon de s'exprimer très classique).

J'aurais malgré tout aimé un livre beaucoup plus axé sur la relation entre le cheval et son cavalier, qu'on puisse réaliser comment est née la complicité qu'ils avaient puisqu'ils ne faisaient plus qu'un. A part quelques exceptions où il nous parle du travail dans les grandes lignes, on a essentiellement les récits des différentes compétitions, mais assez peu d'explications sur ce qu'il se passe entre chacune d'elles et sur l'évolution de leur lien au fil des ans.


Par rapport au film :

Jappeloup le film
Le film s'est inspiré de l'histoire de Jappeloup dans les grandes lignes, mais se permet quelques libertés  pour être plus vendeur et émouvoir un peu plus le spectateur. Ainsi, il donne beaucoup d’importances aux différents personnages secondaires, il imagine une relation durable et particulière entre le cheval et la groom qui le suivra toute sa vie (Jappeloup a été amené à changer de groom à quelques reprises en réalité), il transforme Pierre Durand en héros quand il sort son cheval d’un camion en feu (Jappeloup a bien failli rester coincé dans un camion en  flammes, mais le cavalier était vraisemblablement absent à ce moment-là…).
Il reste cependant assez fidèle aux grands événements qui ont jalonné la carrière du couple.

[JdB #77] 26 septembre 2015 - Saut

29 sept. 2015

Mon moniteur m'annonce le programme : ce sera du saut. J'ai le choix entre la plupart des chevaux du club (que je suis capable de monter), tous sont déjà en train de travailler (sans quoi j'aurais choisi un de ceux qui n'avaient pas encore commencé leur journée), j'opte donc pour Lutin. Notre dernière séance s'était bien passée, celle où nous avons sauté aussi, je me sens donc en confiance.

Je le récupère et nous rejoignons la petite carrière, je me mets en selle et nous nous mettons au pas, puis après quelques tours à chaque main, nous détendons au trot. Lutin est égal à lui-même : il est calme, répond bien à la voix ou aux jambes.... Nous passons alors au galop. Lutin étant un grand cheval, il a du mal à conserver le galop sans sollicitations sur cette petite surface. Je n'ai donc rapidement plus de jambes (et je ne suis pas aidée par les étriers du club que je perds régulièrement : je n'ai pas voulu mettre les miens étant donné que la selle de Lutin en possédait déjà...)

Nous attaquons alors le saut, d'abord sur une petite croix au trot, puis un petit vertical au galop avant de passer sur un oxer qui va s'élever au fur et à mesure de la séance. Les sauts s'enchaînent (avec des moments fréquents de récupération pour les chevaux). Au départ, Lutin ne prend pas facilement le galop malgré mes sollicitations, mais après quelques passages, il comprend que ce sera plus difficile de passer si il ne galope pas un peu plus tôt. De mon côté, je suis beaucoup mieux que lors de ma dernière séance en Savoie, mais tous mes sauts ne sont pas parfaits : je pars une fois un peu trop tôt car je pensais que Lutin allait faire une longue, mais il a finalement remis une foulée, je reste parfois un peu trop en arrière, je décolle un peu trop sur un saut un peu haut pour moi... Mais l'ensemble des sauts est globalement plutôt bon.
Lorsque nous atteignons la hauteur de 80cm, mon coach me laisse le choix d'y aller ou non. J'ai confiance en Lutin, je sais qu'il ne refusera pas, et je me dis qu'au pire, j'amènerai un nouvel apéro (et que si je me fais mal, je n'irai pas bosser la semaine prochaine, on se motive comme on peut...), je décolle un peu, mais je passe plutôt bien. Il faut maintenant que j'améliore ma technique...
Vient le moment de la fin du cours, l'oxer est passé à 90cm. Je me lance à nouveau, j'accompagne plutôt bien. J'entends que Lutin touche un peu la barre (j'ai probablement pas suffisamment bien abordé l'obstacle) mais je vois qu'il a seulement du l'effleurer puisqu'elle est toujours sur les taquets. Record battu donc pour moi !
Nous nous arrêtons sur cette hauteur car les chevaux n'ont pas assez de place dans la petite carrière pour aborder sereinement de plus gros obstacles et le sol est également trop dur pour se réceptionner sans risque de se blesser après de trop gros sauts.

Nous faisons marcher les chevaux avant de les ramener au box. Lutin a droit à un bon pansage et à quelques friandises en remerciement de cette séance : il m'a remonté le moral après la séance pas vraiment terrible de jeudi soir.

Bilan :
Ça fait du bien de voir que je sais sauter sans me prendre 15 taxis dans la séance. Tout n'est pas parfait, j'ai encore beaucoup de boulot, mais ce n'était quand même pas si mal que ça !
Je suis assez contente de moi dans le sens où je n'appréhende plus mes sauts : une petite pointe de stress arrive quand je vois la hauteur des barres augmenter mais elle disparaît quand je me lance sur l'obstacle et je suis beaucoup moins crispée qu'auparavant. Peut-être est-ce que ça vient du cheval que je monte... D'un autre côté, j'ai su dépasser ma peur en essayant de sauter avec Nika (une fois par surprise, l'autre par choix), sans réellement me crisper quand elle m'a embarquée (je me retenais donc simplement de ne pas aller sur l'obstacle) et j'étais plutôt sereine jeudi avec une jument que je ne connaissais pas.
Pourvu que ça dure !